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Cuisine

Héritée des traditions culinaires berbères, puis influencée au fil des siècles par les gastronomies ottomanes, espagnoles, puis françaises, la cuisine algérienne est un riche mélange de saveurs et de senteurs méditerranéennes. Elle se caractérise avant tout par l’usage des herbes et des épices (safran, cumin, coriandre, menthe, thym, basilic, poivre, cannelle...) qui viennent à la fois parfumer et relever le goût de la soupe, de la sauce ou de la viande.

Si les recettes voyagent de cuisine en cuisine et qu’il est possible de commander certains plats où que l’on soit en Algérie, n’oubliez pas que chaque région, chaque village, chaque famille ne les préparent pas de la même manière. Ainsi, chaque Algérien vous le dira, le meilleur couscous, c’est celui de sa mère ! 
Un conseil : essayez de vous faire inviter par une famille, si possible un soir de ramadan ou un jour de fête... Le régal est assuré.

Les entrées

- La chorba : c’est la soupe traditionnelle algérienne, servie en tout début de repas. Elle est à base de viande de mouton, de légumes, de tomates, d’épices et de vermicelles roulés à la main (ou de grains de blé dans la chorba frik). On y ajoute généralement quelques gouttes de jus de citron.
- La harira : c’est la cousine de la chorba. Bien que marocaine, laharira a traversé la frontière et est consommée dans de nombreuses villes de l’ouest du pays, notamment à Tlemcen. Elle est épaissie au levain et on y ajoute du riz ou des pois chiches.
- Les bricks : feuilles pliées en carré ou en triangle. On y ajoute aussi un œuf, ainsi qu’une purée de pommes de terre.
- Les boureks : ce sont des rouleaux de feuilles de bricks farcis avec une préparation à base de viande hachée, d’épinards, etc.
- Les salades : la gastronomie algérienne en compte pas mal ! Parmi les plus connues, les salades de poivrons grillés (arrosés d’huile d’olive et saupoudrés d’ail et de persil), les salades de pommes de terre aux oignons, les salades de rondelles de carottes à la sauce piquante... Les Algériens ont également pour habitude de verser sur leur salade quelques gouttes d’huile d’olive de Kabylie, la plus réputée du pays.

Les plats

- Le couscous : véritable plat national, il existe mille et une façons de le préparer. À chacun sa recette. Selon les régions, on vous le servira avec de la viande de mouton ou du poulet, des navets, des courgettes, des fèves, etc. Une fois dans l’assiette, on arrose la semoule d’un bouillon épicé et on la saupoudre de poivre noir. Sa dégustation s’accompagne généralement d’un grand verre de lait caillé frais. Le couscous se sert parfois nature (masfouf), seulement agrémenté de raisins secs, de sucre en poudre et de cannelle.
- La chakchouka : sorte de ratatouille de légumes de l’Est algérien, à base de tomates et de poivrons cuits.
- La rechta algéroise : petites nouilles de semoule servies avec de la viande de poulet, des navets et des pois chiches. L’un des plats les plus réputés de la capitale !
- La pastilla : d’origine marocaine, la pastilla (gâteau de pâte feuilletée aux amandes et fourré de viande de poulet ou de pigeon) se cuisine également en Algérie. La préparation reste plus ou moins la même des deux côtés de la frontière.
- Les tajines : ils sont certes moins répandus qu’au Maroc, mais les Algériens raffolent cependant du tajine aux pruneaux et au gigot de mouton. Très doux, il s’accompagne d’amandes grillées, de raisins secs, de quelques gouttes de fleurs d’oranger et parfois de petites rondelles de pommes. Son sirop, très doux, en fait un plat idéal pour les fins de repas.
- Le méchoui : c’est un agneau entier que l’on fait rôtir à la broche. Excellent et très apprécié. Malheureusement, on ne le prépare que lors des grandes occasions (mariages, naissances, circoncisions).
- Les poissons : avec 1 200 km de côtes, l’Algérie doit pouvoir satisfaire tous les amateurs de poissons et de fruits de mer. Hormis la sardine, cuisinée en beignets frits, les familles algériennes consomment assez peu de poisson (car beaucoup plus cher que la viande de poulet ou de mouton). On vous conseillera cependant quelques bonnes tables près des petits ports de pêche le long du littoral.

Les pains

Héritée de l’époque coloniale, la baguette reste très consommée en Algérie, surtout dans les grandes villes. Sinon, on trouve à table toutes sortes de pains ronds de campagne et de galettes de semoule (kesra) que les Algériens préfèrent préparer eux-mêmes plutôt que de les acheter en boulangerie. 
Dans le Sud, les Touaregs font cuire la taguella en la recouvrant de sable et de braises.

Les fromages

On en trouve assez peu en Algérie. Certaines fromageries publiques se sont pourtant lancées dans la fabrication de camemberts, mais sans succès. On peut cependant acheter dans toutes les grandes épiceries des fromages importés de France (et donc très chers !).

Les fruits

Gorgés de soleil, sucrés et parfumés, les fruits des vergers algériens sont en quelque sorte la grande fierté nationale. La plupart des fruits que l’on trouve sur les étals des marchés sont « made in Algeria » (sauf les fruits exotiques comme la banane). 
Selon les saisons, il ne faut pas manquer de goûter aux dattes du Sud, aux cerises de Miliana ou aux bigarreaux de Tlemcen, aux olives de Sig, aux nèfles, melons, pastèques, pêches, abricots, figues et figues de Barbarie, aux bonnes oranges sucrées de la Mitidja, ainsi qu’aux douces clémentines, obtenues au début du siècle dernier par le père Clément, du côté d’Oran.

Les pâtisseries

La pâtisserie traditionnelle algérienne se caractérise par l’utilisation, parfois excessive, du sucre et du miel. Les diabétiques sont avertis ! Les gâteaux sont généralement servis après le repas du soir et sont accompagnés d’une tasse de thé à la menthe. 
Si vous êtes invité à partager avec une famille algérienne le repas de rupture du jeûne pendant le ramadan, donnez-vous en à cœur joie ! C’est à cette période de l’année que les plateaux de pâtisseries sont les mieux garnis.

À ne surtout pas manquer : les makroudhs (losanges de semoule fourrés aux dattes et trempés dans du miel), les griwechs (beignets rectangulaires aux graines de sésame, enduits de miel), les samsaet cigares (triangles et rouleaux farcis à la pâte d’amande), lebeghrir (crêpe de semoule au miel et à la fleur d’oranger), ainsi que les incontournables cornes de gazelle. Pendant le Ramadan, les Algériens (et les Algérois surtout) n’ont d’yeux que pour le kalb ellouz (carré de semoule aux amandes), la zlabilia (beignet en spirale à la couleur dorée) ainsi qu’aux baklawas (petits gâteaux feuilletés aux cacahuètes ou aux amandes)

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